A Travellerspoint blog

Days 275 to 280 - From Normanton to Atherton

semi-overcast 28 °C

15 Juillet

Nous profitons de la nuit au sec pour faire la grasse matinée et nous partons à 10h. Après 3h de route, nous arrivons à Georgetown, petite ville de la même taille que Normanton. La ville est connue pour ses mines d’or, même s’il n’y en a plus d’actives de nos jours, et ses mines de pierres semi-précieuses.

Nous décidons de faire une pause pour manger. En faisant le tour du bourg, nous apercevons que la route pour Mount Surprise est bloquée pour 4h suite à un accident de camion. Après avoir déjeuner dans la supérette qui fait aussi office de restauration, nous nous promenons dans le bourg mais il n'y a pas grand chose à faire. Nous attendons donc des mises à jour sur la situation. Le souci, c’est que c’est la seule route pour rejoindre Undara, notre destination. Dernier recours, une piste réservée aux 4x4, qui fait un détour de 187km (?), et qui est vivement déconseillée par les locaux, car avec la pluie de ces 5 derniers jours la piste est très glissante. A l’heure du café, le responsable de la supérette nous annonce que les secours et équipements pour déblayer la voie prendront plus de temps que prévu et que la route est fermée pour les dix prochaines heures, notre seule option est donc de dormir sur place.

16 Juillet

Nous prenons la direction de Mount Surprise. Quelques kilomètres plus tard, nous voyons la police et des grues au travail pour dégager la route. Nous apprendrons que le passager est grièvement blessé et que le chauffeur est mort sur le coup. D'après les premières indications, le camion roulait trop vite et aurait mal négocié son virage.

Le paysage change, c'est beaucoup moins aride :

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Nous arrivons à Undara vers midi. L’originalité du lieu, ce sont les tunnels de lave créés par les volcans il y a 200 000 ans. Nous réservons un tour de 2h pour le lendemain et partons faire le tour d’un cratère dans le coin.

Vue du haut d'un cratère. On aperçoit comme une ligne horizontale verte foncée à travers la forêt : ces arbres sont au-dessus d'un tunnel de lave. La composition du sol n'étant pas la même, on retrouve une espèce d'arbre différente qui pousse sur les tunnels qu'à côté. Les arbres qui poussent dans les tunnels ouverts forment une forêt tropicale. Anciennement tout le parc était couvert de cette forêt mais à cause des feux ils ont disparu sauf aux endroits où il y a de la roche volcanique.

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17 Juillet

Undara est un parc national dont l’accès aux zones volcaniques nécessite l’achat d’une excursion. Le parc a vendu des licences à 3 compagnies qui organisent des sorties, dont Undara experience qui possède également le camping.

Zoom sur… Undara Experience

Au début, le Queensland était très peu peuplé par les Européens. Pour encourager la colonisation, l’état donnait des titres de propriétés aux gens qui venaient en réclamer et y habiter. C’est comme cela que la famille Collins est venue dans la région, et s’est dit qu’elle pourrait faire un élevage de vaches. En 1862, elle a pris une grande surface, dont la partie volcanique sans savoir qu’elle était unique dans la région. Puis, dans les années 80, les nouveaux élus de l’état décidèrent de doubler la superficie des parcs nationaux. L'héritier de la propriété comprit vite que ses terres seraient concernées par le projet ce qui aurait pour conséquence un grand manque à gagner. Un accord fut trouvé par les deux parties et c’est comme cela que le commerce d’hébergement (camping et bungalow) et des tours organisés se développa.

Le hall du camping, avec des tables pour manger. Plutôt bien fait :

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En 2015, 30 000 personnes sont venues visiter les tunnels de lave.

Nous retrouvons notre guide à 10h. Le groupe est composé d'une vingtaine de personnes. Nous montons tous dans un mini car qui nous amène pas très loin de l'entrée d'un tunnel.

Lorsque la lave s'est écoulée il y a 190 000 ans, elle a emprunté les lits des ruisseaux et rivières. En refroidissant, la lave a laissé place à ces tunnels.

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Nous repartons après cette excursion.
Nous arrivons ensuite à Atherton où nous passons la nuit. Le paysage ressemble à un panorama irlandais, avec toute cette verdure.

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18 Juillet

Retour à la civilisation, avec un vrai supermarché. On passe au garage pour vérifier que tout va bien et faire un ré-alignement des roues. Maintenant que nous sommes sur du bitume nous augmentons la pression des pneus, pour optimiser la consommation d’essence.

Il pleut, il pleut, il pleut. Du jamais vu dans la région à cette période de l’année, tout le monde nous le dit. Pour ne pas passer la journée au camping, nous décidons d’aller faire le tour des cascades du coin.

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Après la marche du jour, des sangsues s’invitent sur nos pieds. Un petit peu de sel et hop ! elles se décollent.

19 et 20 Juillet

Nous passons les deux jours suivants à nettoyer la voiture, manger des produits frais (ça faisait longtemps) et nous promener dans la région.

Bizarrement, il y a des dindons sauvages partout. Mais vraiment partout. Et ils ne sont pas farouches.

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Days 272 to 274 - From Mataranka to Normanton

Nous suivons une partie de la Savannah Way pour rejoindre la côte Est

overcast 25 °C

12 Juillet

C'est le départ de Mataranka, direction la Savannah Way, pour rejoindre Cairns et la côte Est. Entre ces deux villes, environ 2 000km, et très peu d'habitants. Probablement bien plus de kangourous que d'êtres humains...

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Deux options possibles pour le début du trajet :
- prendre la route de graviers, la plus courte, mais qui prend le plus de temps car la vitesse est réduite. Et cela veut dire aussi plein de poussière dans la voiture…
- prendre la route bitumée jusqu’à Daly Waters, plus long mais c’est propre, et on peut faire le plein d'essence à un prix encore raisonnable.

Nous choisissons la 2ème option, c'est tellement plus agréable :

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Après de longues heures de routes, nous approchons plusieurs sites de camping. Là encore, plusieurs options :
- le camping du parc national, au nord, pour 6$ par personne, avec toilettes (fosse sceptique) mais pas d’eau
- une propriété privée, Lorella Springs, pour 20$ par personne, avec toilettes, douches, mini bar-restaurant, et sources d’eau chaude. A noter que cet endroit est tellement reculé qu'ils vendent de l'essence à 3$ le litre (au lieu de 1$ dans une grande ville).

Quelque soit notre choix, la route reste la même :

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Nous décidons de prendre l’option « bourgeoise » avec le confort… après tout nous l’avons bien mérité après 570km de route sur une journée.
Le chemin qui mène à ce camping est un mixte de graviers et de terre, avec des nids de poules fréquents. Une fois sur place, nous posons la tente rapidement, nous enfilons nos maillots de bain, et nous nous précipitons dans le bassin de source.

Un arbre en fleur à Lorella Springs

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Le coin est sympa, finalement on se dit qu’on pourrait faire une pause d’une journée et découvrir la propriété de 1 millions d’hectares avant de reprendre la route.

13 Juillet

Finalement, il fait moche. Nous décidons donc de ranger la tente et de repartir. Après tout nous ne profitons pas de la journée lorsqu’il pleut, et au contraire c’est plus sympa de faire la route dans ces conditions car on ne grille pas dans l'habitacle de la voiture et c’est moins fatigant pour les yeux.

Nous faisons un petit détour initialement prévu au parc national Limmen, pour faire la marche de 2,5km de la Cité perdue, un ensemble de rochers sortis de terre (on dit merci à l'érosion, comme toujours).

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Lorsque nous rentrons à la voiture, il se met à pleuvoir. Perfect timing !

Nous passons par Borroloola (1000 habitants, mais il faut les chercher), premier signe de vie depuis 170km et quelques heures de voiture. Nous faisons une pause déjeuner dans le seul endroit qui sert de la nourriture, jouxtant la supérette.

Nous reprenons la route. Nous traversons la frontière avec l’état du Queensland, mais la roadhouse suivante, Hells’s gate, est encore loin.

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La lumière diminue vers 18h, nous décidons de nous arrêter dans un endroit à 100m au bord de la route et nous dormons dans la voiture. Ici, pas de pollution lumineuse, et le ciel découvert nous offre un spectacle sympa. Nous n’aurons entendu le passage que d’un camion entre 19h et 6h.

14 Juillet

Il a beaucoup plu, la nuit n’a pas été des plus reposantes.
Nous partons tôt, 7h30. Quand on ne peut pas prendre de douche et qu’on dort dans la voiture, la préparation du matin est rapide.

Nous nous arrêtons à Hell’s gate pour le petit déjeuner et prendre les nouvelles de la météo. Evidemment nous n'avons plus de signal, et donc encore moins internet, depuis Mataranka et une fois à Borroloola. Elles sont plutôt mauvaises. La pluie est prévue toute la journée, et pour encore quelques jours, ce qui est très inhabituel pour la saison. Suite aux précipitations, la route 4x4 qui va à Adel’s grove dans le parc national Lawn Hill, notre prochain arrêt, est fermée. Le ranger a pris son café ici un peu plus tôt et a dit que la piste n’est pas praticable. Donc soit on fait un détour de 400km (!?!), soit on saute cette étape. Sachant qu’il n’y a qu’un camping basique sur place et pas de nourriture, la décision est vite prise. Nous poursuivons la route.

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Avec toute la boue, la voiture s'est pas mal alourdie :

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Nous faisons une pause déjeuner à Burketown, la "ville" qui suit Borroloola, situées quand même à 500km l'une de l'autre. Après cet arrêt "gastronomique", nous poursuivons notre route en direction de la prochaine ville, Normanton, qui a quand même 1 500 habitants, un camping, un pub et un fish&chips.

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Nous passons la nuit dans un motel car le temps est vraiment mauvais : les nuages sont bas et gris, il mouillasse et tout est trempé dehors. Pas agréable de poser la tente dans ces conditions.

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Zoom sur... la Savannah Way

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La Savannah Way, c'est la route qui rejoint Broome, sur la côte Ouest, à Cairns, sur la côte Est. Elle fait 3 700km. Pour donner un exemple, un trajet Paris - Moscou c'est 2 900km... Cette route traverse 2 états et 1 territoire : l'Australie occidentale (WA), le Territoire du nord (NT), et le Queensland (QLD). Evidemment elle n'est pas goudronnée partout et est composée majoritairement de sections en graviers et terre, même si des travaux sont en cours pour la rendre encore plus praticable. Mais globalement on n'a pas besoin d'un 4x4 pour la prendre sauf pendant la saison des pluies où la route est coupée par des rivières en crue.

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Days 270 & 271 - Katherine et Mataranka

sunny 30 °C

Le camping de Mataranka est très pratique, il se situe à côté d'une source d'eau chaude appelée Bitter Springs qui était fermées lorsque nous remontions vers Darwin. Les autres sources d'eau chaude, Mataranka Thermal Pool and Rainbow Springs, sont visitées par les touristes et les tours organisés, il y a toujours du monde.

L'entrée du camping, avec les termitières :

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Les Australiens, quand ils voyagent en mode tout confort, ça donne ça :

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Un jeune wallaby a dormi au pied de notre tente les 3 nuits où nous sommes restés :

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Les sources chaudes, c’est vraiment bien. On loue des nouilles (ou des frites) au camping, comme ça il n’y a même pas besoin de faire d’efforts dans l’eau ni de nager. Relaxation intégrale ! On aperçoit des tortues, et aussi un bébé crocodile (d’eau douce, donc pas agressif et pas dangereux si on ne l’embête pas).

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L'eau est claire :

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Vive les nouilles :

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Par contre il y a des bestioles un peu partout, des araignées à la surface et des tortues dans l'eau :

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Nous retournons aussi sur Katherine pour voir un mécano pour les freins arrière, supposés usés. Tout le monde est complet. On en profite pour faire le plein de nourriture et le plein d’essence, et remplir les jerricanes dans le seul supermarché à 200km (voire plus). Mataranka est à 93km de Darwin mais le choix en nourriture est faible et le prix de l'essence est sensiblement plus élevé, il faut anticiper pour la traversée à venir.

Posted by AliceEtVincent 19:23 Archived in Australia Comments (0)

Zoom sur la culture aborigène locale

Anecdotes et autres informations en vrac.

sunny 32 °C

Origine et patrimoine génétique

Les Aborigènes sont issus d’une population indonésienne qui a migré sur les terres australiennes à l’époque où l’Australie était proche de l’Indonésie et de la Papaouasie Nouvelle Guinée. A Kakadu, les scientifiques s’accordent à dire que leur présence (avec preuve de vie) remonte à au moins 52 000 ans, avec les plus vieux ossements humains retrouvés en Australie datés de 40 000 ans, ce qui fait de cette culture la plus ancienne encore vivante sur terre. Les Aborigènes, de par leur isolation du monde, ont le patrimoine génétique le moins diversifié après les Islandais.

Type de peau et mariage

Pour éviter la consanguinité, les clans ont mis en place des règles d’unions très strictes à respecter. Chaque personne appartient à un groupe. En fonction de son groupe, on ne peut se marier qu'à une personne d'un autre groupe déterminé à l'avance par les règles sociales. Les enfants issus de cette union seront rattachés un autre groupe, sachant que les petites filles et les petits garçons seront dans 2 groupes différents. Bref, c'est compliqué, mais l'idée était de limité la consanguinité et le degré de parenté dans les couples (concept de skin group en anglais).

Clan vs tribu

Les Aborigènes vivent en communauté sans chef désigné, signe distinctif des tribus. En revanche, lors des initiations, les plus jeunes qui montrent un intérêt pour des postes à responsabilité ont l’opportunité d’apprendre des anciens et peuvent atteindre un statut culturel supérieur et à responsabilité (chasseur, peintre, soigneur).

Langues

Il y avait avant 23 clans et langues différentes sur les terres du parc. Il n’en reste plus que 3. Plus généralement, en Australie, il y avait plus de 350 langues parlées avant l'arrivée des Européens au XVIIIè siècle. Il en reste moins de 200 aujourd'hui.

La transmission du savoir

Les Aborigènes ne disposaient pas de l’écriture pour transmettre leurs légendes. Tout se transmettait à l’oral, des anciens aux plus jeunes. De nos jours, les langues ont été retranscrites avec notre alphabet. Des peintures racontent aussi les légendes.

Peintures

L’art aborigène est souvent représenté (et reconnu) par ces tableaux dont les points représentent des animaux ou des scènes. Il semblerait que ces peintures, à base de points, proviennent des clans des zones désertiques. A l’époque des explorateurs, lorsque les Européens ont tenté la traversée, ils ont rencontré ces clans dont les femmes dessinaient sur le sol en faisant des points avec du sable : ce serait l’origine de ces peintures. A Kakadu en revanche, les Aborigènes furent les premiers à peindre des formes comme des animaux et des humains. Les pigments utilisés proviennent de la terre, des plantes et du sang des animaux.

Un exemple de peinture avec des points :

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La notion du temps et les saisons

Les Aborigènes n’ont pas de calendrier fixe. Il est basé sur la météo (saison des pluies, saison sèche) et la vie animale (période de reproduction des animaux) et végétale (pour la cueillette). Les clans qui vivent à Kakadu divise l’année en 6 saisons, chacune d'une durée différente. Lorsqu'ils parlent de "maintenant", il peut s'agir d'aujourd'hui, mais aussi de cette saison, c'est-à-dire 6 semaines ou 3 mois en fonction de la nature. Le passé, pour eux, c'est l'époque de leurs ancêtres, des générations lointaines.

Les saisons à Kakadu :

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Sickness country ("terre malade")…

Même si les versions de la création de la terre divergent entre les scientifiques et les légendes locales (avec des serpents, lézards, crocodiles, ou autres oiseaux), il y a néanmoins un sujet où tout le monde s’accorde : il s’agit d’un lieu appelé sickness country (ou "pays malade"). Les locaux disent que ce lieu est mauvais et ne génèrent que des maladies. Les scientifiques ont fait des recherches sur le terroir et ils y ont trouvé de l’uranium, du mercure, de l’arsenic et du plomb. Que de bons métaux lourds qui détruisent la santé…

… Mais belles opportunités commerciales

Evidemment les entreprises minières se sont jetées sur l’occasion et dans les années 60 et 70 elles étaient 13 à forer les gisements, contre l’avis des Aborigènes. Mais sentant le vent tourner, et à la création du parc national de Kakadu avec la reconnaissance de la propriété des terres aux propriétaires traditionnels (traditional owners, les Aborigènes), les entreprises ont abandonné les lieux en laissant tout sur place : les engins, les structures, la pollution et la radioactivité à ciel ouvert… Il faudra des années pour mettre en lieu sûr les produits radioactifs et que la végétation reprenne ses droits. De nos jours, il ne reste plus qu’une mine d’uranium en activité, à quelques kilomètres de Jaribu, dans le parc national. Mais le contrat d’exploitation des terres arrive à expiration et les négociations avec les Aborigènes propriétaires pour étendre la durée sont en cours.

Boomerang

Le boomerang a été inventé par les Aborigènes pour aider à la chasse. L’idée est simple : comme les émus et kangourous se déplacent plus vite que les hommes, il fallait trouver un moyen pour les arrêter. D’où le boomerang qu’ils lancent au niveau des jambes. Lorsque les animaux tombent au sol, ils ont souvent les pattes cassées et les hommes peuvent ainsi tuer les bêtes plus facilement. Evidemment il est maintenant possible de trouver des boomerangs partout dans le pays, même dans des galleries d'artistes où les tribus aborigènes vivaient sans cet instrument, comme dans les forêts.

Posted by AliceEtVincent 18:03 Archived in Australia Comments (0)

Days 265 to 269 - Kakadu National Park

sunny 32 °C

Nous partons de Darwin dans la matinée. Voici notre route pour les prochains jours

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Au programme : de la route, une pause croco, et de la route encore pour arriver au parc national Kakadu, soit environ 250km à parcourir dans la journée.

A 11h nous faisons un arrêt pour une excursion en bateau dont le but est de voir des crocodiles. L'idée est simple : les touristes sont à bord, pendant que des personnes avec d'immenses cannes à pêche accrochent des morceaux de buffalo frais à l'hameçon. Quand le crocodile approche, la personne relève la canne à pêche pour inciter le crocodile à sortir de l'eau et attraper sa nourriture. C'est bête mais cela fonctionne bien.

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Crocodile de 4,5m qui saute pour récupérer son déjeuner :

Zoom sur… les crocodiles

En Australie, il y a 2 types de crocodiles (nous en avions déjà abordé le sujet il y a quelques mois sur la route de Darwin) : les crocos d'eau douce, gentils qui mangent des poissons et n'attaquent pas les hommes, et les crocos d'eau salée, qui eux mangent un peu tout ce qui bouge, dont les hommes. A la saison des pluies, ils remontent les estuaires des rivières et vivent dans des criques. A la descente des eaux, certains restent bloqués dans des gorges et sont donc des dangers pour les gens qui se promènent dans ces zones. Et ce sont ces crocodiles en particulier que les rangers cherchent à localiser pour sécuriser les parcs nationaux. Des pièges à crocodiles sont installés dans les zones habitées pour les capturer et les relâcher dans des zones non fréquentées.

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Ces crocodiles sont très territoriaux : ils ont leur zone et ne vont pas chasser ailleurs. Les guides du bateau s'arrangent pour ne pas nourrir les mêmes d'un jour à un autre. Un crocodile qui a bien mangé peut s'abstenir pendant 6 mois avant son prochain repas. Il n'attaquera que si la proie est facile et ne demande pas d'effort. D'ailleurs en général, lorsqu'il s'attaque à de grosses proies, il les tue en les noyant, c'est moins fatiguant que de mordre partout et d'attendre. Une fois le travail accompli, il cache sa viande dans le fond de la rivière et reviendra manger plus tard.

Les crocodiles ont des sens très développés :
vue : le crocodile voit de jour comme de nuit sur une longue distance
odorat : il sent ses proies de loin
ouïe : si un homme retient sa respiration, le crocodile reconnaîtra malgré tout sa présence aux battements de son coeur qu'il pourra percevoir, et cela a plusieurs centaines de mètres. Donc impossible de lui échapper.

Côté reproduction, la femelle pond des œufs dont la température décidera du sexe des bébés.
entre 30 et 32 degrés : les petits seront de sexe féminins
entre 32 et 34 degrés : ce seront des mâles
mais si la température s'élève au-dessus, alors les oeufs n'attendront pas la maturité et mourront.

Départ pour Kakadu

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5 Juillet

Nous arrivons après le déjeuner au centre des visiteurs Bowali pour prendre les cartes et les informations nécessaires. Le parc est très grand et il n'y a pas de l'essence partout. Pareil pour l'eau potable. En revanche il y a une supérette à Jabiru. On pose la tente à Djarradjin (Muirella park) et on fait la promenade à l'extrémité du camping. on y voit un groupe de cochons sauvages qui sort de la baignade un peu paniqués par notre présence.

Le paysage dans le coin :

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6 Juillet

Promenade commentée par un ranger à Burrungkuy (Nourlangie) avec les peintures sur les roches qui racontent des scènes de la vie quotidienne ou encore des légendes.

Des kangourous :

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Peinture qui raconte une légende avec un homme-foudre :

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La ranger qui explique au groupe l'histoire de ces peintures (il y a du monde) :

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Nous allons à Ubirr pour l'après-midi et profitons de la baisse des température en fin de journée pour faire la randonnée qui mène au point de vue.

Un marécage dans le coin, qui contraste avec les autres paysages :

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Les drones ne sont pas les bienvenus, la sécurité est prise très au sérieux :

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La vue d'en haut :

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Le parc national mène des feux de forêt contrôlés :

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Nous dormons au camping de Merl.

7 Juillet

Promenade de Bardedjilidji avec un ranger qui nous explique la géologie des lieux, la provenance des arbres. On rentre au camping pour l'atelier peinture, mais pour être honnête ce n'était pas très intéressant.

L'atelier peinture avec deux artistes aborigènes locaux :

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Nous partons pour le passage de Cahills qui conduit aux terres aborigènes : seuls les gens qui ont un permis ont le droit de traverser la rivière. Ce passage est un lieu prisé par les pêcheurs (car facile d'accès et il y a un parking), et puis aussi des curieux qui peuvent voir les crocodiles pêcher leur déjeuner au changement des marées : quand l'eau salée remonte la rivière, ils n'ont qu'à ouvrir leurs mâchoires pour se nourrir.

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Nous passons faire un tour à Jabiru pour acheter des légumes, faire le plein d'essence et nous partons vers le centre du parc. Nous posons la tente au camping de Mardugal. Après une petite marche, nous repartons pour le Gagudju Lodge Cooinda. Et là, ô surprise, c'est une enclave de civilisation : il y a de l'électricité, la télé, une piscine, un bar avec des bières fraîches, un resto qui sert des burgers et surtout... le wifi !

La petite promenade Ngurrungurrudjba (Yellow water) dans les marais :

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Un point de vue sur le paysage :
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8 Juillet

Nous partons pour les chutes d'eau Jim Jim sur une route réservée aux 4x4 de 50 km. Malgré l'éloignement des chutes et les restrictions d'accès il y a plein de monde, le site est populaire. L'eau est froide.

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La route qui mène aux chutes :

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En fin d'après midi nous partons pour le camping de Gunlom situé au sud. Pour une fois, le camping dispose d'eau potable puisée dans le sol.

9 Juillet

Nous partons pour la promenade "très difficile" du parc, qui grimpe jusqu'en haut de la falaise et qui permet d'avoir une vue panoramique de la région.

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Ce n'était pas si difficile, mais pour ceux qui le souhaitent il y a l'opportunité de se baigner dans les coins d'eau et se rafraîchir. Là encore l'eau n'est pas à 25 degrés...

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On quitte Kakadu à la mi-journée pour passer la nuit à Katherine. Les campings sont complets, ce sont les vacances scolaires dans le territoire du nord, nous décidons de faire les courses et de reprendre la route pour Mataranka à 93km de là.

Posted by AliceEtVincent 22:38 Archived in Australia Comments (0)

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