A Travellerspoint blog

Days 167 to 168: Coober Pedy

Coober Pedy, la capitale des opales

sunny 27 °C

Dernière journée sur l’Oodnadatta track avant le retour à la civilisation et l’autoroute, direction Coober Pedy. La route est essentiellement en gravier et se pratique facilement. Arrivés à Coober Pedy, on regonfle les pneus pour la route goudronnée (nous avions baissé la pression avant de commencer la piste afin de ne pas percer les pneus et avoir une meilleure adhérence dans le sable). A ce moment là, un camping van de location, dirigé par un couple de retraités italiens, nous rentre dedans lors de leur marche arrière. Bob est un peu abîmé, la carrosserie est tordue au niveau du siège arrière gauche, mais la portière reste fonctionnelle. Nous aurons le droit à de maigres excuses.

Le panneau qui annonce la ville de Coober Pedy depuis l'autoroute, avec le camion emblématique des mineurs :

large_DSC06096.jpg

Coober Pedy, c’est la ville des maisons souterraines et des mines d’opales. Nous partons à la recherche d’un Bed & Breakfast sous terre pour l’ambiance. Nous réservons sur internet, mais surprise une fois sur place, la seule chambre qu’il reste est dans un préfabriqué. Tant pis. C’est juste à côté d’une mine, le cadre y est.

Vue depuis le préfabriqué :

large_DSC06073.jpg

Nous profitons de l’après midi pour visiter deux églises souterraines :

- l’église catholique

large_DSC06055.jpg

- l’église orthodoxe serbe

large_DSC06056.jpg
large_DSC06057.jpg

Avec la ruée vers les opales, beaucoup d’émigrés sont arrivés du monde entier, d’où les communautés d’un peu partout présentes ici.

Nous finissons la journée par la visite d’une mine toujours en activité : Tom’s working mine. On y apprend comment l’opale s’est créée, dans les fissures des roches, il y a plusieurs millions d’années. Il y a aussi des fossiles que se sont cristallisés en opales. La qualité des opales dépend de leur structure cristalline : plus les atomes sont ordonnés, plus l’opale reflète la lumière, plus elle est chère. A noter : c’est probablement l’un des rares métiers souterrains où les cancers de la peau sont fréquents. Les mineurs utilisent de la lumière ultraviolet pour mieux détecter les opales sous terre et exposent leur peau. La crème solaire est donc importante pour les mineurs.

large_DSC06072.jpg
large_DSC06071.jpg

Le mineur nous explique comment il creuse dans la roche pour trouver les opales. Ils utilisent tous des moyens simples et des outils fabriqués manuellement. Pour les explosifs, ils prennent des fertilisants agricoles.

large_DSC06067.jpg

Le lendemain, nous allons au point le plus haut de la ville pour la vue panoramique.

large_DSC06084.jpg
large_DSC06085.jpg

Ensuite, nous allons visiter la maison Faye, du nom d’une dame qui est venue moderniser la ville. Elle a commencé comme cuisinière, puis est devenue chercheuse d’opales dans les mines. Elle a creusé à la main, avec une amie, pendant 10 ans pour construire sa maison. Faye est décédée dans les années 2010, mais sa maison est restée intacte depuis les années 70 et 80 lorsqu’elle a quitté la ville. Elle se visite comme un musée, et le prix du ticket (5$) permet de l’entretenir. Un couple de bénévoles y vit et fait les visites pendant 4 mois, avant de passer le relais à un autre couple de bénévoles. Ils nous ont aussi expliqué que le sol est très stable ici, que c'est une zone où il y a le moins de mouvement géologique ce qui explique le très bon état de conservation de toutes les maisons souterraines de la région.

Sa chambre :

large_DSC06090.jpg

La cuisine, qui n'a pas changé :

large_DSC06091.jpg

Nous déjeunons dans « la meilleure pizzéria de la ville» (mais nous ne savons pas combien il y en a). A notre grande surprise, et à celle de notre voisine, un couple de Chinois remplit sa bouteille d’eau dans les toilettes du restaurant. Et ils utilisent l’eau pour… laver leur jerricane d’essence… qui avait certes de la poussière… mais reste à l’extérieur de la voiture. Nous sommes plusieurs, bouche bée, devant ce triste spectacle : l’eau potable est une ressource rare ici, et ils n’ont visiblement pas compris que cet usage est complètement inapproprié.

Le vaisseau du film Pitch Black est exposé dans la ville :

large_DSC06086.jpg

Un camion de mineur, qui permet de remonter les graviers à la surface après une explosion ou un travail plus minutieux à la pioche :

large_DSC06093.jpg

Globalement, les alentours de Coober Pedy ressemblent à un énorme émmental : il y a des trous partout. Les mineurs, avec leurs explosifs, ont complètement défiguré le paysage et il est interdit de pénétrer dans les champs. Des tas de gravas jonchent le sol, ce qui casse l'aspect rectiligne de l'horizon.

Dans les alentours, il y a aussi une réserve connue pour ses paysages : The Breakaways. Nous aurions bien aimé faire aussi The Painted Desert, mais la route était fermée.

large_DSC06105.jpg
large_DSC06108.jpg
large_DSC06110.jpg
large_DSC06113.jpg
large_DSC06114.jpg

La vue panoramique :

large_DSC06102.jpg

Nous prenons ensuite l’autoroute en direction de Marla. Marla, c’est juste une « roadhouse », c’est à dire un bâtiment unique qui fait office de station service, épicerie, magasin de souvenirs, pub pour boire et manger et gère un terrain de camping. Nous décidons de continuer pour 85km et nous arrêtons sur une aire de repos pour la nuit. Finalement il y a beaucoup de passage sur cette route et de temps en temps nous avons été réveillés par des camions avec leurs 3 remorques, soit plus de 50m de long, les « road trains » comme ils les appellent ici.

large_DSC06115.jpg
large_DSC06116.jpg

Zoom sur… les factures d’eau et d’électricité à Coober Pedy

Coober Pedy n’a pas de source d’eau, et n’est pas relié à l’électricité de ville. Comment faire ? Pour l’eau, ils puisent dans les nappes souterraines d’eau salée du bassin de Lake Eyre, formé il y a 60 millions d’années et qui couvre 1/6ème de la superficie de l’Australie. La bonne nouvelle c’est que comme l’eau est salée il n’y a pas de bactérie, et l’eau est pure (pas grand chose vit dans une eau salée souterraine). La mauvaise nouvelle c’est que le procédé de désalinisation (reverse osmosis) coûte chère, ce qui en fait l’eau la plus chère de l’Australie. Et pour l’électricité ? Ils utilisent des générateurs au diesel… très polluants et gourmands en énergie. Là encore, c’est cher.

Posted by AliceEtVincent 03:17 Archived in Australia Comments (0)

Days 164 to 166: Oodnadatta track

De Marree à Oodnadatta

sunny 30 °C

Notre périple sur 3 jours :

large_oodnadatta.png

La ville de Marree est une petite commune d'une centaine d'habitants. Evidemment, ici, tout le monde se connait. Il y a une épicerie, une station service, un hôtel, et... un club de voile !?!?! Alors que le lac Eyre (et encore, la partie avec de l'eau) est à 200km environ de là. Sinon, l'événement de l'année, c'est la Camel Cup : ici il fait trop chaud pour jouer au foot, ils préfèrent faire du polo à dos de chameau.

large_DSC05773.jpg
large_DSC05774.jpg

Le panneau qui annonce l'événement de l'année :

large_DSC05782.jpg

Une ancienne locomotive, exposée comme une relique :

large_DSC05781.jpg

Le lever de soleil dans le désert c'est plein de couleurs ! Et oui, nous avons beau être en vacances on essaye de partir pour 8h ce matin.

large_DSC05776.jpg

Le panneau indique que la route est ouverte aux 4x4, c’est parti !

large_DSC05784.jpg

Départ pour Lake Eyre North, une route sans issue de 200 km aller-retour qui donne sur un point de vue du lac. Le conseil des locaux du jour : rester sur la route et ne surtout pas aller sur le lac même s’il est sec ; les roues s’enfoncent et il est ensuite très difficile de libérer la voiture (qui peut être engloutie après quelques jours). Pas de bêtises, hein, car il n’y a pas de remorqueurs dans le coin évidemment. Au final la route fut une petite promenade sans grande difficulté. Bob sera passé aussi là où les beaux 4x4 passent et cela sans problème.

Les vaches de l'outback sont moins peureuses que les autres. Elles sont un peu têtues, et ne souhaitent pas bouger. Après quelques klaxons elles se poussent mais on sent bien qu'elles ne sont pas contentes.

large_DSC05791.jpg

Notre voiture, Bob, au milieu des autres 4x4 un peu plus récents et bien équipés :

large_DSC05793.jpg

Enfin le lac après 100km de piste:

large_IMG_5943.jpg

large_DSC05794.jpg

Nous ne sommes pas les premiers mais c'est sympa quand même:

large_DSC05817.jpg

L'eau c'est dans cette direction à 30km d'ici :

large_DSC05806.jpg

Nous revenons ensuite à Marree pour faire le plein, car il n’y a pas beaucoup de stations service évidemment. Le litre est à 1,72$, alors qu’il était à 1,15$ à Port Augusta. Et la prochaine station est à William Creek, soit à 200km...

large_DSC05783.jpg

Nous partons à 13h sur la fameuse Oodnadatta track. Nous nous arrêtons aux quelques points d’intérêt sur la route : des ruines, les traces du train qui passait par là avant, les sculptures réalisées par les Aborigènes. Nous croisons quelques voitures : c’est le week-end de Pâques et certains en profitent pour se balader.

Un artiste récupère tous les débris dans le coin et construit des statues :

large_DSC05829.jpg

large_DSC05833.jpg

large_DSC05834.jpg

Les restes de la voie de chemin de fer (The Old Ghan Railway, qui reliait Adelaide à Darwin en passant par Alice Springs), avec un vieux réservoir d'eau :

large_DSC05837.jpg

large_DSC05876.jpg

Sur la route, nous arrivons à nouveau au lake Eyre mais ce coup-ci par le sud:

large_DSC05841.jpg

Petite séance de sauts pour s'amuser :

large_DSC05855.jpg

Certains photographes sont plus doués que d'autres...

large_DSC05860.jpg

Malgré le sable et le chaud, on trouve aussi de l'eau mais il faut bien savoir où chercher. Le plus grand bassin d'eau douce du monde (Great Artesian Basin) se trouve sous nos pieds mais ne remonte que de temps en temps grâce à la pression et des fissures dans la roche.

Il n'y a de l'herbe que là où la source d'eau se trouve étant donné l'évaporation :

large_DSC05878.jpg

Bubbler springs, son nom vient du fait que de temps en temps un geyser jaillit jusqu'à 1m. Cela se produisait il y a 50 ans quand les gens ne pompaient pas autant d'eau de source. Maintenant on peut voir des petites bulles de temps en temps :

large_DSC05880.jpg

Nous arrivons vers 16h à Coward Springs : il y a juste une maison habitée. Le couple gère le camping, et c’est tout. Il y a un bloc de sanitaires, mais il est précisé partout que l’eau est rare ici, et qu’il faut faire attention. Un proverbe local dit qu’il ne pleut que lorsqu’un nuage se perd. Et il faut attendre plusieurs mois parfois pour avoir de la pluie. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il y a des sources "naturelles", qui forment des petits bassins (leur spa à eux). Nous en profitons pour nous rafraîchir, avant la tombée de la nuit et les moustiques qui vont avec.

large_DSC05882.jpg

Le lendemain matin, après 70km, nous arrivons à William Creek.

large_DSC05901.jpg

Ce village, de 6 habitants l’été, 30 en saison touristique, est à 200km de toute autre « ville ». Mais on le trouve quand même sur Google maps, c’est pratique. L’autre particularité, c’est que tout le village appartient au même homme : après une carrière dans une grande ville, il a décidé de partir au milieu de nul part et de monter sa boîte d’aviation. Les terrains et maison n’étaient pas chers, donc il a acheté l’unique hôtel et tout ce qu’il y avait autour. Aujourd’hui il gère une vingtaine de pilotes repartis sur 3 sites : William Creek, Birdsville (au milieu de nul part et pas très accessible également) et Coober Pedy (ville sur l’autoroute). Il a développé le tourisme local et propose ses services aux tour-opérateurs qui organisent des circuits tout inclus.

Nous ne sommes pas très loins de vous :

large_DSC05902.jpg

Nous allons à l’aérodrome à 14h pour un vol d’une heure au dessus du lac.

large_DSC05972.jpg

large_IMG_5965.jpg

Nous sommes chanceux, il fait tellement chaud que l’eau s’est évaporée et le sel sature. Des algues se sont développées pour donner une apparence rose.

large_DSC05945.jpg

Vue du sol :

large_DSC05996.jpg

Le pilote nous explique qu’il y a toujours de l’eau dans le lac, mais selon les pluies et les années le niveau évolue. Une année par an environ, il peut y avoir jusqu’à 6m de profondeur par certains endroits, et la superficie est relativement large. Mais en général, en plein été, avec l’évaporation, la surface est beaucoup plus réduite, et il n’y a que quelques centimètres de profondeur. Nous avons de la chance, en ce moment le lac est plus étendu que d’habitude, comme environ une fois tous les 10 ou 15 ans : il y a environ 2m de profondeur au plus profond.

Arrivée vers le lac :

large_DSC05956.jpg

On confirme il y a bien de l'eau :

large_DSC05928.jpg

Beaucoup de nuages aujourd'hui, qui se reflètent dans l'eau :

large_DSC05920.jpg

Une rivière est passée par là :

large_IMG_6010.jpg

William Creek vu du ciel :

large_DSC05969.jpg

Séparation de la Oodnadatta track vers Marree et Cooper Peddy :

large_DSC05971.jpg

Nous partons ensuite sur une piste de 4x4 qui conduit à un site de camping au bord du lac. La piste fait 60km, certains endroits sont moins praticables que d’autres. Les couleurs sont magiques, le décor exceptionnel.

large_DSC05978.jpg

large_DSC05989.jpg

large_DSC06007.jpg

Une autre famille est aussi là pour camper. A la tombée de la nuit, nous nous réfugions dans la tente pour éviter les moustiques, très nombreux. Les mouches sont aussi beaucoup plus nombreuses que dans les « villes » et lorsque nous avons osé ouvrir la boite de thon pour nos pattes, on a cru à l’invasion des mouches. Au lieu des 30 mouches sur notre tête on est passé à 1000 là où l’huile du thon était tombée sur le sable. Le lendemain matin c’était les fourmis qui avaient remplacé les mouches et ramenaient les grains de sable avec l’odeur du thon chez elles.

Après une petite pluie surprise pendant la nuit, nous reprenons la route pour William Creek. Nous vidons nos jerricanes d’essence dans le réservoir principal (l’essence est à 2$ le litre, le plus cher jusqu’à présent) et nous partons pour Oodnadatta. La route est ouverte seulement aux 4x4, et un couple qui vient de faire le trajet dans l’autre sens nous prévient de quelques creeks encore sous l’eau et de certains passages dans du sable, mais rien de méchant.

Aujourd'hui encore des ruines :

large_DSC06021.jpg

Des creeks à passer, avec ou sans eau :

large_DSC06020.jpg

large_DSC06022.jpg

Le seul pont du coin qui résiste aux crues; il a été construit en Angleterre puis envoyé à Adélaide par bateau avant d'être transporté au milieu de nul part :

large_DSC06026.jpg

Après le passage dans une creek peu profonde, nous restons coincés dans le sable : Bob n’est pas très haut sur pattes. Heureusement, un couple de Suisses, juste derrière nous, nous aide avec des plaques de roulage. Après quelques coups de pelle, nous reportons sans difficulté. Ca nous apprendra d'essayer de passer tout les obstacles sans utiliser les 4 roues motrices.

large_DSC06024.jpg

Nous arrivons à Oodnadatta pour un déjeuner tardif vers 15h30.

Pink roadhouse :

large_DSC06033.jpg

Que de monde à nouveau mais pour une fois nous avons du wifi :

large_DSC06034.jpg

Après une soirée passé dans « le bar » du coin, nous avons appris quelques petites choses sur la vie dans l’outback. Tout d’abord en tant que bon barman, il faut boire avec les clients. Nous sommes en début de semaine donc le bar est calme : une seule personne et à chaque fois qu’il commandait une bière le barman en buvait une aussi. La soirée est tranquille, les clients ont la télécommande de la télé et on peut regarder ce qu’on veut (mais bon surtout des courses de chevaux ce soir là…). Le Vendredi et Samedi tout change car les gens qui travaillent dans le coin viennent dépenser leur argent de la semaine et c’est parti pour la grosse soirée et le juckbox ne s’arrête plus (en Australie on est payé à la semaine). Le courrier est distribué 2 fois par semaine et a au minimum 3 jours de retard. Il y a aussi un camion qui fait les livraisons 2 fois par semaine. Les gens donnent leur liste de course (produits frais et autres) 2 jours avant la livraison. Avant la télé par satellite, les zombies auraient pu débarquer qu’ils n’auraient jamais été au courant.

Zoom sur… les conditions d’ouverture des pistes

Si nous avons attendu aussi longtemps dans la région d’Adelaide, c’est aussi parce que les pluies (inhabituelles dans la région à cette période de l’année) ont rendu les routes impraticables et ont été fermées. Lorsqu’elles sont fermées, la circulation est complètement interdite sous peine de 1,000$ d’amende. Nous avons rencontré des gens plus tard qui nous ont dit que lorsque les routes ont été fermées pendant ces 10 jours, les touristes restés à William Creek n’avaient pas d’autres choix que d’attendre. Après 3-4 jours, la nourriture a commencé à être rationnée. Après 8 jours, il n’y avait plus rien à manger, donc les pilotes ont été envoyés à Coober Pedy pour ravitailler le village.

La carte avec les fermetures des pistes, le 19 mars :

large_IMG_5869.jpg

Zoom sur… les pistes d’aérodrome dans l’outback

Dès qu’il y a de la vie, n’importe où en Australie, il y a une piste d’atterrissage. La raison ? Pour les services d’urgence. A Marree, par exemple, il y a une centaine d’habitants, 2 infirmières, mais pas de médecin. Donc lorsqu’il y a une urgence médicale (une vraie), ils appellent le Royal Flying Doctor Service (RFDS) : un petit avion décolle de Port Augusta avec une équipe de médecins et arrive 2h plus tard. Les locaux sont très contents de ce service qu’ils disent efficace. Des médecins se déplacent aussi par avion pour les consultations régulières (planifiées à l’avance). C’est aussi, parfois, le seul moyen pour être ravitaillé s’il y a des problèmes sur les routes.

Zoom sur… le mémorial Caroline Gossmueller, 28 ans, décédée sur le bord de la route

Un couple d’Autrichiens était parti de William Creek pour Lake Eyre en camping van, un jour de décembre 1998. Ils avaient prévenu l’hôtel de leur trajet, et demandé d’envoyer des secours s’ils n’étaient pas de retour après 3 jours. Arrivés à la fin de la piste, à l’aire de camping, leur camping van s’est enlisé dans le sable. Ils avaient pris le nécessaire en eau et nourriture pour survivre plusieurs jours, mais Caroline, ne voyant pas les secours arrivés, perdit patience et pris un sac avec plusieurs litres d’eau et de la nourriture pour faire les 60km à pieds. Mais en décembre, il fait 50 degrés le jour, et 35 la nuit. Il est absolument impossible de rester au soleil, et même marcher la nuit demande beaucoup d’effort. Son corps sans vie a été retrouvé à mi-chemin entre l’aire de camping et William Creek par un couple de touristes allemands. Son compagnon, resté à côté du camping van, a été secouru, en vie. Une enquête a été ouverte pour comprendre le déroulement des événements. Les conclusions ont montré que Caroline n’est pas décédée de déshydration, elle avait d’ailleurs encore de l’eau avec elle. Mais elle a succombé à la chaleur, beaucoup trop élevée en cette saison. L’enquête a aussi montré qu’ils n’étaient pas préparés et mal équipés. Quand le ranger est venu sur place, il a sorti le camping van du sable en 10 min, avec juste une pelle comme outil. Ils n’ont pas aussi respecté les règles de base qui étaient imprimées sur leurs tickets, dont la règle d’or : ne jamais quitter son véhicule en cas de problème. Ce décès, tragique, rappelle aux touristes qu’il faut toujours écouter les conseils des locaux et respecter les règles de sécurité.

Zoom sur… la « dog fence » (la barrière de sécurité contre les dingos)

Lorsque les Européens sont venus s’installer, ils ont commencé des élevages de moutons dans l’outback. Problème majeur : les dingos, ces chiens sauvages australiens, qui déciment les élevages. La solution ? Une barrière longue de 9,600km (d’après le panneau que nous avons vu), qui va d’Australie Occidentale (WA) au Queensland (QLD) pour garder les dingos au nord, et protéger les moutons au sud. La barrière a été financée à moitié par l’état et les propriétaires de terre. Ces initiatives ont commencé un peu indépendamment par groupes de fermiers puis par état et les états se sont dit que ça serait peut être bien de tout relier ensemble.

Posted by AliceEtVincent 00:11 Archived in Australia Comments (0)

Days 161 to 163: Ikara–Flinders Ranges National Park

Le parc national Ikara–Flinders Ranges, puis route vers Marree

semi-overcast 28 °C

Nous arrivons au parc à l'heure du déjeuner.

large_DSC05682.jpg

Même si le coin est aride, il y a quelques points d'eau où les animaux peuvent boire :

large_DSC05662.jpg

Avant le centre d'information, il y a une route qui mène à Arkaroo rock, accessible par un chemin (1h de marche).
Les peintures dans la grotte sont datées de 20-25,000 ans et sont protégées par des grilles.

large_IMG_5919.jpg

Les peintures :

large_DSC05666.jpg
large_DSC05679.jpg

Signification de deux symboles faciles à reconnaitre (et souvent présents) :
↓↓ = ému
⇃⇂= kangourou (comme en haut à gauche de la photo des peintures)

Nous avons rendez-vous à 18h devant le centre des visiteurs du parc. Un ranger, d’origine aborigène, nous souhaite la bienvenue dans sa langue maternelle. Il nous explique comment le parc est géré, comment les Aborigènes travaillent avec les Australiens et pourquoi ce lieu est sacré pour le peuple local. D’ailleurs Ikara est le nom aborigène de ce lieu.

Le lendemain nous nous levons de bonne heure (7h) pour faire l’ascension du Mont Ohlssen Bagge (941m).

photo bagge

Un petit lézard sur le chemin. Facilement visible lorsque la terre est rouge.

large_IMG_5935.jpg

La vue au sommet :

large_DSC05690.jpglarge_66EBDCF7DDFDDFB65A4932A339F320DC.jpg

Retour à midi, puis, après une bonne digestion à l’ombre, nous prenons la voiture pour explorer les chemins du coin. Des panneaux expliquent comment le paysage a été structuré par l'érosion au fil du temps (entre 500 et 600 millions d'années).

large_DSC05754.jpg
large_DSC05757.jpg
large_DSC05724.jpg
large_DSC05726.jpg

Super paysage avec la "route" au premier plan :

large_DSC05712.jpg

Une famille d'émus :

large_DSC05730.jpg

Le 3ème jour, nous partons pour la marche du fameux Wilpena Pound avec vue sur les collines en forme de cercle. Comme il a plu ces derniers jours, il y a des petites fleurs un peu partout.

large_DSC05743.jpg
large_DSC05746.jpg

La vue sur Wilpena Pound :

large_IMG_5941.jpg

Zoom sur... les Dreaming stories des Aborigènes

Les Aborigènes ont ce qu'ils appellent des Dreaming stories (littéralement "rêves"), qui représentent des histoires, parfois sacrées, qui expliquent la création du monde. Ces histoires peuvent aussi servir de morales, et donnent des exemples de punition lorsque les gens n'agissent pas correctement. Elles ont en général pour personnages principaux les animaux natifs de l'Australie : kangourou, ému, serpent, lézard, crocodile... La Dreaming story de Ikara (Wilpena Pound) est l'histoire qui explique la création de ce lieu en forme de cercle avec des collines : d'après la légende, ce sont les restes de deux énormes serpents qui auraient mangé des hommes qui se réunissaient pour une cérémonie. Vous pouvez retrouver l'histoire ici en anglais. A noter : les Aborigènes ne disposaient pas de l'écriture. Toutes les histoires se transmettaient à l'oral au cours de l'apprentissage (les grands parents enseignaient les histoires aux enfants).

Le ciel se couvre, nous rentrons, et partons pour Leigh Creek et faire le plein d’essence. Tout est fermé en ville, ce vendredi est férié ici, c’est le « good Friday ». Le pub est fermé, le restaurant est fermé… bref, personne dans la rue, et la ville est déserte.

Le paysage à la sortie de la ville :

large_IMG_5906.jpg

Nous continuons notre route. Nous passons par Farina. C’est une ville abandonnée, tous les bâtiments sont en ruine. Il y a bien arrêt pour camper, mais dans ces conditions cela ne fait pas envie.

large_DSC05768.jpg
large_DSC05769.jpg

C'est aussi à ce moment là que nous quittons le bitume pour la piste de graviers :

large_DSC05770.jpg

Nous poursuivons donc jusqu’à Marree, dernière ville avant l’Oodnadatta track. Nous n’avons plus de réseau depuis le parc national, l’essence est bien plus chère, et il n’y a qu’un seul commerce. Au camping, nous faisons la connaissance d’un couple d’Australiens d’Adelaide et de locaux. Nous sommes 4 touristes, avec nos sandales, et les autres locaux avec leurs chaussures fermées, en cercle à papoter. Jusqu’à ce que l’un d’eux nous conseillent de changer de chaussures. L’Australienne ne croit pas à leurs histoires d’insectes et de serpents, jusqu’à ce qu’elle se fasse piquer par un scorpion. Direction sa caravane pour se changer, et nous aussi ! Moralité de l’histoire : toujours écouter les locaux et faire comme eux. Les conseils du jour, donc :
1) Marcher avec des chaussures fermées pour protéger les pieds
2) Toujours éclairer devant soi la nuit pour éviter les serpents.
Notre soirée se terminera avec la visite (et le chant) d’une grenouille dans la cuvette des toilettes, dans un bloc préfabriqué aménagé. Tellement plus sympa que la radio…

Le panneau à l'entrée de la ville :

large_DSC05772.jpg

Le coucher du soleil, sans obstacle à l'horizon :

large_DSC05779.jpg

L’outback commence en beauté, au milieu de la nature, sans réception, et plein d’étoiles au dessus de nos têtes. On aura même appris à trouver le sud grâce aux constellations (et à la Croix du Sud, surtout).

Zoom sur… Good Friday en Australie

Good Friday est le vendredi qui précède Pâques et commémore la crucifixion et la mort de Jésus. Ce jour férié est très suivi en Australie, et particulièrement dans l’état de l’Australie du Sud : c’est le seul jour de l’année où l’état interdit la vente d’alcool. Et tous les commerces sont fermés également.

Posted by AliceEtVincent 05:34 Archived in Australia Comments (0)

Days 159 & 160 - Mount Remarkable and Port Augusta

sunny 30 °C

Après un ultime passage à la casse et un ré-alignement des roues dans la banlieue nord d'Adelaide, nous prenons la direction du nord. Premier arrêt à Mount Remarkable, dans la commune de Melrose.

Vue depuis la route :

large_DSC05615.jpg

Un magasin dans la campagne, qui fait aussi station essence :

large_DSC05621.jpg

Nous nous arrêtons pour un trek de 2h pour faire la gorge Alligator. L'entrée dans le parc national est payante (10$ par voiture) et se paye soit sur internet, soit dans les stations essence du coin qui le font sur internet pour vous.

large_DSC05623.jpg
large_DSC05626.jpg
large_DSC05635.jpg

Pour la petite histoire, les gorges s'appelaient initialement les gorges d'Ali, du nom d'un Aborigène local qui connaissait très bien ce lieu. Mais les colons européens ont trouvé que ce nom n'était pas très attractif et l'ont changé en Alligator, même s'il n'y a pas de crocodiles.

Un arbre avec un tronc très abîmé, sans doute par le feu, avec une branche verte qui en sort :

large_DSC05639.jpg

Puis nous repartons pour Port Augusta pour faire le plein de nourriture, d’eau, d’essence et de bouteilles de gaz (pour le camping). Nous faisons un arrêt au Visitor Centre qui met à jour les conditions des routes et met à la disposition des guides. La Oodnadatta track justement, celle que nous voulons faire, commence à s’ouvrir par tronçons (elle était fermée jusqu'à présent à cause des pluies, très inhabituelles pour la saison. Le statut des routes est mis à jour quotidiennement ici). Il y a aussi le musée de l’Outback (mot qui signifie l'intérieur du pays) qui explique la colonisation du centre de l’Australie et les différentes expéditions qui ont permis d’atteindre le nord.

Nous passons la nuit à Quorn. Ici, l’eau n’est pas potable et ils la traitent pour pouvoir la boire. Le goût n’est pas très agréable en bouche, mais il faut faire avec. Les paysages ont complement changé 100km au nord d'Adélaide. Maintenant on se rend bien compte que l'état du South Australia est l'état le plus aride d'Australie.

large_IMG_5906.jpg

Zoom sur… Charles Sturt et John McDouall Stuart

Il y a eu 2 grands explorateurs du sud vers le nord dans cette région d’Australie :
- Charles Sturt (1795 – 1869)
- John McDouall Stuart (1815 – 1866)

La particularité de Sturt, c’est qu’il était convaincu de trouver une mer au centre de l’Australie : il a donc amené avec lui un bateau. Evidemment, cela n’a pas marché.

Stuart, quant à lui, a été l’explorateur le plus accompli. Il fut le premier à traverser l’Australie du sud vers le nord (et revenir) en passant par le centre. Le télégraphe fut construit le long du chemin qu'il a tracé, ainsi que la voie ferrée et la route, de Port Augusta jusqu’à Darwin, qui porte désormais son nom en son honneur (Stuart Highway).

Posted by AliceEtVincent 03:06 Archived in Australia Comments (0)

Days 157 & 158 - Barossa Valley

sunny 28 °C

La spécialité du coin, c’est la fameuse route des vins et les dégustations qui vont avec. Et les locaux ont tout prévu : il y a des pistes cyclables partout pour permettre aux visiteurs d’en profiter pleinement.

Nous commençons la journée, sobrement, avec une visite du whispering wall (le mur qui chuchote) : lorsque ce barrage a été construit dans les années 1930, les ouvriers ont découvert que lorsqu’une personne chuchotait à une extrémité de l’édifice, on pouvait l’entendre de l'autre côté. C'est l'attraction principale pour les petits, mais les grands s'amusent aussi.

large_DSC05613.jpg

Après 5 minutes d’amusement, nous retournons au village pour commencer les choses sérieuses : la dégustation !

En deux jours nous faisons 6 vignobles :
- Kies Family Wines
- Peter Lehmann
- Barossa Chateau (avec un faux château construit il y a 10 ans à l'entrée pour donner un style ancien)
- Saint Hallett
- Rockford Wines
- Grant Burge Cellar Door

Comme à Margaret River, les vins sont différents des vins français. Vincent a une préférence pour les Shiraz, très bon pour accompagner une bonne viande, Alice pour les Riesling, plutôt frais ce qui correspond bien à la météo locale.

Encore une fois l'appellation traditionnelle "château" n'existe pas ici, et ils mettent ce mot sur des bouteilles de mélanges de vignes sans que cela ne les gêne. C'est avant tout un outil marketing sans définition pour eux. Les bouteilles premier prix commencent en général à 20$ (soit 13€) pour un vin blanc, ce qui n'est pas donné. A noter que toutes les bouteilles ici sont à vis. Ils n’utilisent pas de bouchons en liège.

Des petites sculptures pour attirer les gens dans les caves :

large_IMG_5876.jpg
large_IMG_5892.jpg

Les vignes au bord de la route :

large_IMG_5887.jpg

Deux caves à vin, qui font souvent office de magasin de souvenirs également (tout est bon pour pousser à dépenser) :

large_IMG_5888.jpg
large_IMG_5875.jpg

Une repas vin - fromage - pain :

large_IMG_5897.jpg

Zoom sur... les vins Peter Lehmann

Ce vignoble est sans aucun doute le plus connu des Australiens. Nous ne le connaissions pas avant de venir, mais il parait qu'il est aussi très connu dans le monde, que certains de ses vins sont classés, et chaque nouvelle cuvée est un événement célébré à grands renforts de marketing pour entretenir l'image de la marque. Les bouteilles sont très chères, mais certains critiques estiment que la qualité n'est plus au rendez-vous depuis le décès de son fondateur en 2013 puis de son fils l'année suivante.

Posted by AliceEtVincent 23:38 Archived in Australia Comments (0)

(Entries 46 - 50 of 110) « Page .. 5 6 7 8 9 [10] 11 12 13 14 15 .. »